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Abbaye de Mazan Verified listing Verified listing

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  • Abbaye de Mazan

    Localisation : Mazan-l’Abbaye, département de l’Ardèche (07), région Auvergne-Rhône-Alpes, Montagne ardéchoise

    Période de construction : vers 1124 – fin du XIIᵉ siècle (abbatiale achevée autour de 1190)

    Style architectural : art roman cistercien (plan en croix latine, trois nefs, transept saillant, chevet à absides et absidioles)

    Type de construction : abbaye cistercienne médiévale en ruines (église abbatiale, cloître, bâtiments conventuels, tour de défense)

    Classement : Monument historique – vestiges de l’abbaye classés par décret du 26 juin 1946

    Coordonnées GPS : 44.7288 N ; 4.0887 E environ

    État actuel : ruines consolidées, cloître partiellement restauré, œuvre contemporaine « Un cercle et mille fragments » de Felice Varini (parcours Le Partage des Eaux)

    Accès / ouverture au public : site extérieur en accès libre ; visites guidées d’avril à octobre avec médiation patrimoniale (horaires et dates à vérifier chaque année auprès de l’Office de tourisme Montagne d’Ardèche / Maison du site du Mont Gerbier de Jonc)

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    • Mazan-l'Abbaye, France

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    Infos pratiques

    Voici quelques informations :

    Horaires

    Accès libre toute l’année aux extérieurs et aux ruines (sous réserve de conditions météo et de sécurité).
    Visites guidées généralement proposées d’avril à fin octobre, plusieurs jours par semaine en haute saison (juin–septembre), avec créneaux en fin de matinée et d’après-midi.
    Les jours et horaires exacts varient chaque année : se renseigner avant la visite auprès de la Maison du site du Mont Gerbier de Jonc ou de l’Office de tourisme Montagne d’Ardèche.

    Tarifs

    Depuis le col de la Chavade (N102) : prendre la D239 en direction de Mazan-l’Abbaye, l’abbaye se trouve au bas du village, près du ruisseau.
    Depuis Saint-Cirgues-en-Montagne : suivre la D122 puis la D239 vers Mazan-l’Abbaye.
    Depuis Montpezat-sous-Bauzon : rejoindre le tunnel du Roux (selon ouverture saisonnière), puis la route de Mazan-l’Abbaye.
    Les routes sont de montagne : conduite prudente recommandée, en particulier en hiver (neige, verglas).

    Accès voiture

    Depuis le col de la Chavade (N102) : prendre la D239 en direction de Mazan-l’Abbaye, l’abbaye se trouve au bas du village, près du ruisseau.
    Depuis Saint-Cirgues-en-Montagne : suivre la D122 puis la D239 vers Mazan-l’Abbaye.
    Depuis Montpezat-sous-Bauzon : rejoindre le tunnel du Roux (selon ouverture saisonnière), puis la route de Mazan-l’Abbaye.
    Les routes sont de montagne : conduite prudente recommandée, en particulier en hiver (neige, verglas).

    Accès transport en commun

    Le secteur reste peu desservi :

    • Quelques lignes de bus départementales relient Aubenas ou Le Puy-en-Velay à Saint-Cirgues-en-Montagne ou à la Montagne ardéchoise en saison.
    • Depuis les arrêts les plus proches, l’accès à Mazan-l’Abbaye nécessite généralement un taxi, un covoiturage ou de la randonnée (GR7 et sentiers balisés).

    Toujours vérifier les horaires auprès des réseaux de transport régionaux avant le départ.

     

    Parking

    Stationnements au niveau de la mairie, en haut du village, avec vue sur l’abbaye.
    Parking au bas du village, près du mur d’enceinte de l’abbaye et de l’église paroissiale.

    Animaux

    Les chiens sont acceptés sur le site, de préférence tenus en laisse, notamment pendant les visites guidées.

    Durée de visite

    Visite libre : 45 min à 1 h 15 selon votre intérêt pour l’architecture et les points de vue.
    Visite guidée : environ 1 h 30, avec explications historiques, architecturales et présentation de l’œuvre contemporaine.

    Conseils de visite

    Prévoir vêtements chauds et coupe-vent, même en été : l’altitude et la bise de la Montagne ardéchoise peuvent refroidir rapidement.
    Chaussures fermées adaptées à un sol irrégulier (pierres, marches, herbe).
    Pour admirer l’œuvre de Varini, monter jusqu’au belvédère dans le haut du village : le cercle doré se reconstitue alors sur l’ensemble du site. carte.
    Combiner la visite avec une randonnée (GR7, sentiers du Partage des Eaux) ou une ascension du Mont Gerbier de Jonc pour une journée complète patrimoine + nature.

    Localisation & accès

    L’abbaye de Mazan se situe :

    • dans le village de Mazan-l’Abbaye (code postal 07510),
    • en Ardèche (07), région Auvergne-Rhône-Alpes,
    • au cœur de la Montagne ardéchoise, sur la frange sud-est du Massif central, dans le centre-sud de la France.

    Itinéraire routier simplifié

    Depuis Aubenas : route des gorges de l’Ardèche ou du plateau vers Montpezat-sous-Bauzon, puis direction col de la Chavade / Mazan-l’Abbaye.
    Depuis Le Puy-en-Velay : rejoindre la N102 vers le col de la Chavade, puis la D239.
    Depuis Privas ou la vallée du Rhône (A7) : monter par Aubenas puis la N102.

    Proximité d’autres lieux

    Dans un rayon de 30–40 km :

    • Mont Gerbier de Jonc et sources de la Loire ;
    • ferme de Bourlatier, autre site emblématique des Monts d’Ardèche ;
    • chartreuse de Bonnefoy, autre grand ensemble monastique de la montagne ;
    • villages de caractère : Jaujac, Thueyts, Antraigues-sur-Volane, etc. carte.destination-parc-monts-ardeche.fr+2parc-monts-ardeche.fr+2

    La situation de Mazan fait de l’abbaye une étape idéale sur un circuit plus large de découverte de l’Ardèche intérieure.

    Résumé

    Située à plus de 1 100 m d’altitude, au cœur de la Montagne ardéchoise, l’abbaye cistercienne de Mazan est l’un des hauts lieux du patrimoine médiéval d’Auvergne-Rhône-Alpes. Fondée au début du XIIᵉ siècle par des moines venus de Bonnevaux, elle devient la première abbaye cistercienne du Vivarais et rayonne jusqu’en Provence en fondant les abbayes de Le Thoronet, Sénanque, Sylvanès et Bonneval.

    Aujourd’hui en ruines mais admirablement mises en valeur, ses vestiges laissent lire une immense abbatiale romane à trois nefs, un cloître aux chapiteaux sculptés, des bâtiments conventuels et une tour carrée dominant le vallon. Les pierres granitiques et volcaniques composent une polychromie discrète que souligne l’œuvre contemporaine « Un cercle et mille fragments », installée depuis 2017 dans le cadre du Géoparc mondial UNESCO des Monts d’Ardèche.

    Visiter l’abbaye de Mazan, c’est découvrir un site monastique d’exception, blotti dans un paysage de forêts et de pâturages, sur le tracé du GR7 et de l’itinéraire artistique du Partage des Eaux. Facilement accessible en voiture depuis le col de la Chavade et Saint-Cirgues-en-Montagne, l’abbaye constitue une étape idéale lors d’un séjour patrimoine et nature en Ardèche, dans le centre-sud de la France.

    Description du lieu

    Architecture & style

    L’abbaye de Mazan se présente aujourd’hui comme un vaste ensemble de ruines ordonnées, où l’on distingue clairement le plan d’une grande abbaye cistercienne romane. L’abbatiale, orientée, était construite sur un plan en croix latine : une nef à trois vaisseaux, un transept saillant et un chevet composé d’une abside principale flanquée d’absidioles semi-circulaires.

    Les maçonneries associent granite local et scories volcaniques, offrant un subtil jeu de couleurs allant du gris bleuté au brun rouge. Les éléments porteurs – piles, arcs, encadrements – font largement appel à un tuf rouge plus tendre, permettant un travail de taille plus précis, typique de l’architecture monastique de la Montagne ardéchoise.

    L’élévation intérieure, aujourd’hui en grande partie ruinée, laisse deviner de puissants arcs en plein cintre, des piles massives et un voûtement originel en berceau brisé ou en croisées d’ogives sur la partie orientale. La sobriété recherchée par les Cisterciens – absence de sculpture figurative, lignes épurées, lumière mesurée – donnait à l’édifice une monumentalité paisible, comparable à celle de ses « filles » provençales, Sénanque et Le Thoronet.

    Le cloître, accolé au flanc sud de l’église, a été en partie restitué : ses galeries romanes, rythmées de fines colonnettes jumelées, portent encore des chapiteaux sculptés de motifs végétaux stylisés et de volutes sobres – une élégance discrète, à la frontière entre rigueur cistercienne et influences romanes locales.

    Éléments remarquables

    Parmi les vestiges les plus spectaculaires, on remarque :

    • Les absides et absidioles de l’abbatiale, dont les murs encore debout dessinent la courbe du chevet.
    • Le bras nord du transept et la zone de la croisée, où se lisent les départs des voûtes et la puissance des piles soutenant jadis une coupole ou un clocher-lanterne.
    • Les trois nefs clairement matérialisées au sol par les bases de colonnes et l’implantation des murs gouttereaux, qui donnent l’échelle de l’édifice – l’une des plus vastes églises jamais construites en Vivarais.
    • La tour carrée à l’ouest, vestige d’un corps de logis fortifié ou d’un ensemble de bâtiments d’accueil, aujourd’hui largement ouvert sur le paysage.
    • Les bâtiments des convers (frères lais) et les espaces de service, lisibles au sud et à l’ouest du cloître, avec leurs murs, seuils et caves.
    • L’œuvre de Felice Varini, un grand cercle d’or fragmenté qui se recompose depuis un point de vue précis sur le haut du village, enveloppant murs, arcs et toitures d’une trame lumineuse.

    Ces éléments rendent particulièrement parlante la visite : même sans restitution complète, le visiteur peut reconstruire mentalement le fonctionnement d’une grande abbaye cistercienne.

    Organisation du site

    Comme dans beaucoup d’abbayes de l’ordre de Cîteaux, l’organisation du site suit un schéma rigoureux.

    • Au nord, l’abbatiale occupe la position dominante, parallèle au ruisseau de Mazan.
    • Au sud de l’église, le cloître forme le cœur de la vie communautaire, autour duquel se distribuent les principaux bâtiments :
      • Salle capitulaire à l’est, où les moines se réunissaient chaque jour.
      • Parloir, scriptorium et dortoir dans le prolongement oriental.
      • Réfectoire des moines au sud, accompagné de la cuisine et des espaces de service.
      • Aile des convers à l’ouest, avec leurs propres espaces de travail et de logement.

    Vers l’extérieur, on devine encore l’emplacement de l’enceinte monastique, d’anciens jardins et vergers, ainsi que les accès vers les granges et domaines dépendants, qui faisaient de Mazan un véritable centre d’exploitation agricole et pastorale de la Montagne ardéchoise.

    La petite église paroissiale actuelle, Notre-Dame de l’Assomption, construite au XIXᵉ siècle avec les pierres de l’abbaye, se trouve juste en contrebas : sa silhouette modeste contraste avec l’ampleur des ruines monastiques.

    Environnement & situation

    L’abbaye de Mazan est installée dans un vallon ouvert au cœur de la Montagne ardéchoise, entre 1 100 et 1 250 m d’altitude, sur le territoire du Parc naturel régional des Monts d’Ardèche, labellisé Géoparc mondial UNESCO.

    Le village de Mazan-l’Abbaye domine les ruines depuis le haut du versant, offrant de superbes points de vue sur l’ensemble de l’abbaye et sur les lignes dorées de l’œuvre de Varini. Tout autour, de vastes forêts domaniales et des pâturages bordés de murets de pierres sèches composent un paysage typique du plateau ardéchois.

    Le site se trouve à proximité de lieux emblématiques :

    • Mont Gerbier de Jonc, montagne volcanique où naît la Loire ;
    • col de la Chavade sur la N102, grande porte d’entrée de la Montagne ardéchoise ;
    • tunnel du Roux vers Montpezat-sous-Bauzon ;
    • villages de Saint-Cirgues-en-Montagne, Sainte-Eulalie, Le Béage…

    L’abbaye est aussi une étape du GR7 et de l’itinéraire artistique Le Partage des Eaux, qui matérialise la ligne de partage des eaux entre Atlantique et Méditerranée : un contexte paysager et symbolique exceptionnel.

    Histoire complète du lieu

    Origines & fondation

    Au tournant des XIᵉ et XIIᵉ siècles, des hommes désireux de mener une vie érémitique sollicitent l’évêque de Viviers, Léger (Leodegarius), pour obtenir un lieu retiré. Leur choix se porte sur une terre isolée appelée Mas d’Adam, appartenant au seigneur Pierre Itier de Géorand. Ce toponyme évoluera progressivement en « Mazan ».

    Une première communauté de chanoines s’y installe vers 1119–1120. Très vite, l’évêque fait appel aux moines cisterciens de Bonnevaux, en Dauphiné, pour organiser selon la règle de Cîteaux ce nouvel établissement, placé sous le patronage de Notre-Dame. La fondation cistercienne de l’abbaye de Mazan intervient autour de 1120–1123, faisant de ce monastère la première abbaye cistercienne du Vivarais.

    La construction de la grande église abbatiale débute vers 1124 et s’étale sur près de soixante-dix ans, jusqu’à la fin du XIIᵉ siècle.

    Grandes périodes historiques

    XIIᵉ–XIIIᵉ siècles : l’apogée

    Grâce aux dons des seigneurs de la région et à la mise en valeur méthodique des terres de montagne, l’abbaye connaît une croissance rapide. Elle acquiert des domaines dans la vallée de l’Itier et de la Vauclare, développant pâturages, cultures et forêts.

    La puissance de Mazan se mesure aussi à son rayonnement monastique :

    • Le Thoronet (Var) et Sylvanès (Aveyron) sont fondées en 1136,
    • Bonneval (Aveyron) en 1147,
    • Sénanque (Vaucluse) en 1148, autant d’abbayes filles issues directement de Mazan, elle-même rattachée à la lignée de Cîteaux via Bonnevaux. Aux XIIIᵉ–XIVᵉ siècles, l’abbaye reste un pôle religieux et économique majeur de la montagne vivaraise.

    XIVᵉ–XVIᵉ siècles : crises et dévastations

    La guerre de Cent Ans apporte son cortège de malheurs : compagnies armées et bandes de routiers ravagent les campagnes et pillent le monastère.

    À l’époque moderne, les guerres de Religion frappent à leur tour Mazan, attaquée par les troupes huguenotes. Avant ce dernier sac, selon la tradition, les moines auraient cherché à sauver leurs biens les plus précieux… (voir la légende plus bas).

    XVIIᵉ–XVIIIᵉ siècles : lente reprise et déclin

    Au XVIIᵉ siècle, la communauté se réduit : on ne compte plus qu’une douzaine de moines en 1661, puis seulement six à la veille de la Révolution.

    Quelques campagnes de reconstruction interviennent au XVIIIᵉ siècle pour remettre en état certains bâtiments conventuels et adapter l’abbaye à des standards plus confortables, mais cela ne suffit pas à inverser la tendance à la baisse des effectifs.

    Familles / ordres / propriétaires

    Mazan appartient tout au long de l’Ancien Régime à l’ordre cistercien, dans la filiation directe de Cîteaux via l’abbaye-mère de Bonnevaux.

    Plusieurs grandes familles nobles du Vivarais soutiennent le monastère par leurs donations. Parmi elles, la maison de Chanaleilles fournit plusieurs abbés et fait inhumer certains de ses membres dans l’abbatiale, témoignant du prestige de Mazan comme lieu de mémoire aristocratique.

    Après la Révolution, l’abbaye, devenue bien national, est vendue et progressivement fragmentée. Les bâtiments passent dans des mains privées ou sont utilisés comme carrière de pierres par les habitants du village voisin qui se développe, Mazan-l’Abbaye. Aujourd’hui, les vestiges classés sont propriété de la commune de Mazan-l’Abbaye.

    Guerres, destructions, reconstructions

    Les crises médiévales et modernes n’avaient certes pas épargné Mazan, mais c’est bien la période contemporaine qui lui porte les coups les plus rudes.

    En 1790, la Révolution supprime la communauté ; les derniers moines quittent les lieux, et le monastère est vendu. L’abbatiale est conservée un temps comme église paroissiale du village, mais son volume immense est jugé trop froid et coûteux à entretenir au XIXᵉ siècle.

    Vers 1843–1845, une nouvelle église est construite à quelques mètres, en grande partie avec les pierres récupérées sur l’ancienne abbaye. Malgré le classement de l’abbatiale dès 1847, les démolitions se poursuivent jusqu’à la fin du siècle, transformant peu à peu le monastère en un champ de ruines.

    Face à l’ampleur des destructions, des voix s’élèvent pour alerter sur la valeur patrimoniale du site. Au XXᵉ siècle, l’État et la Société de sauvegarde des monuments de l’Ardèche engagent une politique de dégagement et de restauration. D’importantes campagnes de fouilles et de consolidations sont menées dans les années 1960 par l’architecte en chef des Monuments historiques Jean-Claude Rochette, permettant de retrouver les niveaux d’origine de l’abbatiale et de mieux comprendre son plan.

    Le lieu aux XIXᵉ / XXᵉ / XXIᵉ siècles

    Aux XIXᵉ–début XXᵉ siècles, Mazan illustre le destin de nombreuses abbayes françaises : pillée comme carrière, puis redécouverte et peu à peu réhabilitée. L’inscription au titre des Monuments historiques des vestiges de l’abbaye par décret du 26 juin 1946 marque une étape décisive dans sa protection.

    À partir de la seconde moitié du XXᵉ siècle, le site bénéficie de travaux réguliers de dégagement, de consolidation et de mise en valeur, en lien avec le développement touristique de la Montagne ardéchoise.

    En 2015, le Parc naturel régional des Monts d’Ardèche obtient le label Géoparc mondial UNESCO, et l’abbaye de Mazan est pleinement intégrée à cette dynamique de valorisation paysagère et géologique.

    Depuis 2017, l’abbaye accueille l’œuvre monumentale « Un cercle et mille fragments » de Felice Varini, l’une des pièces phares du parcours artistique Le Partage des Eaux. Les grandes lignes dorées qui se reconstituent depuis le haut du village redonnent une lisibilité spectaculaire au volume disparu de l’abbatiale et attirent un nouveau public, entre art contemporain et patrimoine médiéval.

    Situation actuelle
    Aujourd’hui, l’abbaye de Mazan offre au visiteur :

    • des ruines parfaitement sécurisées et lisibles,
    • un parcours de visite avec panneaux explicatifs,
    • des visites guidées patrimoniales d’avril à octobre,
    • un environnement naturel protégé, au cœur d’un territoire classé Géoparc mondial UNESCO.

    Le lieu est devenu un symbole du patrimoine ardéchois : à la fois témoin de la grande aventure cistercienne et laboratoire de nouvelles formes de médiation, associant archéologie, paysage et création artistique.

    FAQ

    Où se trouve l’abbaye de Mazan ?
    L’abbaye de Mazan se situe à Mazan-l’Abbaye (07510), dans le département de l’Ardèche, région Auvergne-Rhône-Alpes, au cœur de la Montagne ardéchoise et du Parc naturel régional des Monts d’Ardèche.

    Peut-on visiter l’abbaye de Mazan ?
    Oui. Le site extérieur est en accès libre toute l’année et des visites guidées sont proposées d’avril à octobre par des guides patrimoine. Il est recommandé de vérifier les dates et horaires avant votre venue.

    Qui a fondé l’abbaye de Mazan ?
    L’abbaye a été fondée au début du XIIᵉ siècle par des moines cisterciens venus de l’abbaye de Bonnevaux, à la demande de l’évêque de Viviers, sur un premier ermitage établi au lieu-dit Mas d’Adam.

    Quel style architectural présente l’abbaye de Mazan ?
    Mazan est un exemple majeur d’architecture romane cistercienne : église en croix latine à trois nefs, transept saillant, chevet à absides et absidioles, décor très sobre, cloître roman à chapiteaux végétaux.

    Pourquoi l’abbaye de Mazan est-elle célèbre ?
    Elle est célèbre comme première abbaye cistercienne du Vivarais, mère de grandes abbayes comme Le Thoronet, Sénanque, Sylvanès et Bonneval, et pour avoir possédé la plus vaste église jamais construite en Vivarais. Son association actuelle avec l’œuvre contemporaine « Un cercle et mille fragments » renforce encore sa notoriété.

    L’abbaye de Mazan est-elle classée Monument historique ?
    Oui. Les vestiges de l’abbaye sont classés au titre des Monuments historiques par décret du 26 juin 1946, ce qui garantit leur protection et leur restauration progressive.

    Combien de temps faut-il pour visiter l’abbaye ?
    Comptez environ 1 heure pour une visite libre des ruines et des points de vue, et 1 h 30 pour une visite guidée complète incluant histoire, architecture et présentation de l’œuvre contemporaine.

    Quels sont les horaires et tarifs des visites guidées ?
    En général, les visites guidées ont lieu d’avril à fin octobre, plusieurs jours par semaine en été. Le plein tarif tourne autour de 5 €, avec réductions pour les jeunes et publics spécifiques, et gratuité pour les moins de 12 ans. Ces informations peuvent évoluer : toujours vérifier sur le site de l’Office de tourisme ou du Mont Gerbier de Jonc.

    Y a-t-il un parking près de l’abbaye ?
    Oui, plusieurs parkings gratuits sont disponibles : près de la mairie en haut du village et au bas du bourg, le long du mur d’enceinte de l’abbaye et de l’église paroissiale.

    Les chiens sont-ils acceptés sur le site ?
    Les chiens tenus en laisse sont acceptés sur le site, y compris lors des visites guidées, sous réserve du respect des autres visiteurs et de la fragilité des vestiges.

    Que peut-on faire autour de l’abbaye de Mazan ?
    Autour de l’abbaye, vous pouvez parcourir le GR7 et l’itinéraire artistique Le Partage des Eaux, gravir le Mont Gerbier de Jonc, visiter la ferme de Bourlatier ou encore découvrir les paysages volcaniques du Géoparc mondial UNESCO des Monts d’Ardèche.

    Sources

    Base Mérimée & Monuments historiques : fiche PA00116728 « Abbaye à Mazan-l’Abbaye » (classement, propriété, période de construction).
    Wikipedia (FR & EN) – Abbaye de Mazan / Mazan Abbey : données historiques générales, filiation cistercienne, abbayes filles, chronologie de la construction et de la dissolution.
    Office de tourisme Montagne d’Ardèche / Mont Gerbier de Jonc : informations de visite, horaires, tarifs, coordonnées GPS, intégration dans le réseau touristique.
    Patrimoine d’Ardèche & articles locaux (Mabastide, Montagnedardeche, etc.) : descriptions architecturales détaillées, matériaux, dimensions de l’abbatiale, histoire locale et légende du trésor.
    Parc naturel régional des Monts d’Ardèche & UNESCO Global Geopark : contexte paysager et géologique, parcours artistique « Le Partage des Eaux », inscription au réseau des Géoparcs.

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