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Abbaye du Bec-Hellouin

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Abbaye du Bec-Hellouin
  • Abbaye du Bec-Hellouin

    Localisation : Le Bec-Hellouin, département de l’Eure (27), région Normandie, au cœur de la vallée de la Risle

    Période de construction : fondation en 1034 ; installation sur le site actuel vers 1060 ; grands bâtiments mauristes des XVIIᵉ-XVIIIᵉ siècles ; tour Saint-Nicolas du XVᵉ siècle

    Style architectural : mélange de gothique tardif (tour Saint-Nicolas), classicisme/« style Régence » mauriste, vestiges médiévaux et ruines de l’ancienne abbatiale

    Type de construction : abbaye bénédictine, monastère encore en activité, haut lieu du rayonnement intellectuel anglo-normand

    Classement : abbaye Notre-Dame du Bec classée en totalité au titre des Monuments historiques (arrêté du 15 décembre 2008, après protections partielles dès 1840)

    Coordonnées GPS : 49.2325 N ; 0.7217 E

    État actuel : abbaye vivante, occupée par une communauté bénédictine olivétaine ; monument géré et ouvert à la visite par le Centre des monuments nationaux

    Accès / ouverture au public : parc et église abbatiale en accès libre tous les jours (portes ouvertes en général de 9h à 21h) ; bâtiments monastiques accessibles uniquement en visite guidée à horaires fixes, pas de visites guidées le mardi

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    • Le Bec-Hellouin, France

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    Infos pratiques

    (Données indicatives susceptibles d’évoluer : toujours vérifier les informations les plus récentes sur le site officiel de l’abbaye.)

    Horaires

    Parc et église abbatiale : accès libre tous les jours, en principe de 9h à 21h.
    Bâtiments monastiques (visite guidée uniquement, pas de visite guidée le mardi) :

    • D’avril à septembre : visites en journée à heures fixes (généralement 10h30, 15h, 16h ; le dimanche, 12h, 15h, 16h).
    • D’octobre à mars : en semaine 10h30 et 15h30 ; le samedi 10h30, 15h, 16h ; dimanches et jours fériés 12h, 15h, 16h.

    Tarifs

    Par l’A28, sortie n°13 « Domaine d’Harcourt – Le Neubourg – Brionne », puis direction Le Bec-Hellouin (environ 6 km).
    Par l’A13, sortie n°24, puis direction Bourgtheroulde / Brionne / Le Bec-Hellouin (environ 20–25 km).

    Accès voiture

    Par l’A28, sortie n°13 « Domaine d’Harcourt – Le Neubourg – Brionne », puis direction Le Bec-Hellouin (environ 6 km).
    Par l’A13, sortie n°24, puis direction Bourgtheroulde / Brionne / Le Bec-Hellouin (environ 20–25 km).

    Accès transport en commun

    Gare SNCF de Brionne à env. 6–7 km (ligne Rouen–Caen, dessert également Bernay et Serquigny).
    Gares de Bernay et Serquigny un peu plus éloignées, avec liaisons pour Paris-Saint-Lazare, Caen, Rouen.
    Ligne de bus régionale (notamment ligne 214 Évreux–Honfleur) desservant le secteur.

    Parking

    Parkings publics dans le village, à distance de marche de l’abbaye. Les voitures n’entrent pas dans l’enceinte monastique, préservée pour la quiétude des lieux.

    Animaux

    Chiens généralement acceptés tenus en laisse dans le village et sur les abords ; en revanche, l’accès des animaux dans le parc monastique et les bâtiments est restreint ou interdit (à vérifier selon la réglementation en vigueur).

    Durée de visite

    Parc + église en visite libre : 45 min à 1 h.
    Visite guidée complète + flânerie dans le village : prévoir 2h à 3h.

    Conseils de visite

    Arriver un peu avant l’horaire de la visite guidée (billetterie, regroupement du groupe).
    Prévoir des chaussures confortables : sols parfois inégaux, gravier, pelouses.
    Combiner la visite avec une promenade dans le village et, si possible, d’autres abbayes de Normandie (route des abbayes de l’Eure, vallée de la Seine).
    Respecter le caractère monastique du lieu : silence dans l’église, discrétion près du cloître et des zones réservées à la communauté.

    Localisation & accès

    L’abbaye du Bec-Hellouin se situe :

    • dans le département de l’Eure (27) ;
    • en région Normandie ;
    • à env. 40 km de Rouen, 20 km de Pont-Audemer, 18 km de Bernay, 35–40 km d’Évreux.

    Le village est niché au fond d’un vallon, entre deux longues lisières forestières, traversé par le ruisseau du Bec canalisé par les moines.

    Itinéraire routier simplifié

    Depuis Paris : A13 (éventuellement A14 puis A13) direction Rouen – Caen ; sortie 13 ou 24 selon l’itinéraire, puis routes départementales (D92, D38, D39) vers Le Bec-Hellouin (environ 2h15 de trajet).
    Depuis Rouen : A28 ou D438 en direction de Lisieux / Alençon, puis bifurcation vers Le Bec-Hellouin (40–45 minutes).

    Proximité d’autres lieux

    Château d’Harcourt (arboretum historique) à env. 15 km.
    Bernay (ville d’art et d’histoire) et son ancienne abbaye.
    Pont-Audemer, « la Venise normande », à une vingtaine de kilomètres.
    Plus au nord, les grandes abbayes de Jumièges et de Saint-Georges-de-Boscherville complètent idéalement un circuit sur les abbayes de Normandie.

    Résumé

    L’abbaye du Bec-Hellouin, ou abbaye Notre-Dame du Bec, est l’une des plus prestigieuses abbayes de Normandie. Fondée en 1034 par le chevalier Herluin, elle devient, dès le XIᵉ siècle, un centre intellectuel majeur de l’Occident médiéval grâce à l’école du Bec animée par Lanfranc de Pavie et Anselme d’Aoste, futur archevêque de Cantorbéry. Située dans le village classé des Plus Beaux Villages de France, au cœur de l’Eure, l’abbaye se niche dans un vallon verdoyant où serpente le ruisseau du Bec, au milieu des bocages de Normandie.

    Aujourd’hui, le visiteur découvre un ensemble majestueux de bâtiments conventuels mauristes des XVIIᵉ et XVIIIᵉ siècles, la haute tour gothique Saint-Nicolas et les ruines émouvantes de l’ancienne abbatiale. L’abbaye, classée Monument historique en totalité, est toujours habitée par une communauté bénédictine olivétaine et se visite en partie en visites guidées. Entre patrimoine, spiritualité et paysage, visiter l’abbaye du Bec-Hellouin est un incontournable d’un séjour culturel en Normandie, à mi-chemin entre Rouen, Lisieux et le littoral normand.

    Description du lieu

    Architecture & style

    L’abbaye du Bec-Hellouin présente une stratification architecturale remarquable, qui raconte à elle seule près d’un millénaire d’histoire monastique.

    Le premier choc visuel, en arrivant, est la tour Saint-Nicolas, haute masse gothique flamboyante du XVᵉ siècle. Seule grande élévation médiévale encore debout, elle domine le vallon et sert d’amer dans le paysage bocager. Ses contreforts puissants, ses baies élancées, ses pinacles et ses statues de saints sculptées dans la pierre calcaire rappellent le raffinement du gothique tardif normand.

    Autour d’elle se déploient les bâtiments mauristes des XVIIᵉ-XVIIIᵉ siècles, d’un classicisme lumineux : longues façades symétriques, toitures d’ardoise, travées régulières de hautes fenêtres cintrées, chaînes harpées aux angles. Conçus dans le « style de la Régence », ces volumes clairs témoignent de l’art de bâtir des bénédictins réformateurs de la congrégation de Saint-Maur. Plusieurs sources rappellent le rôle de l’architecte-moine Guillaume de La Tremblaye, actif dans de nombreuses abbayes normandes, dans la conception de ces bâtiments conventuels.

    Le cloître mauriste, à arcades largement ouvertes sur un jardin carré, prolonge cette impression d’ordre et de sérénité. De grandes voûtes surbaissées reposent sur des piliers massifs, au dessin sobre, presque classique. Au rez-de-chaussée, les galeries desservent la salle capitulaire, l’ancienne sacristie, des salles d’étude et d’accueil ; à l’étage, de longues enfilades de cellules rythment les combles.

    L’église abbatiale actuelle n’est autre que l’ancien réfectoire mauriste du XVIIIᵉ siècle, transformé en lieu de culte après les destructions révolutionnaires. Sa vaste nef unique, couverte d’un plafond sobre, est éclairée par de grandes baies régulières. Le chœur, aménagé dans la profondeur de la salle, s’ouvre sur le sarcophage d’Herluin, fondateur du monastère, conservé avec une grande sobriété.

    À l’écart, les ruines de l’ancienne abbatiale gothique laissent deviner la grandeur passée : pans de murs percés d’arcades, amorces de voûtes, bases de piliers engagés. On imagine la nef, le transept et le chœur liturgique, jadis couverts de voûtes d’ogives, qui faisaient du Bec une grande abbatiale normande comparable aux grands sanctuaires de la région.

    Les murs d’enceinte, la porterie fortifiée à deux tourelles et l’ordonnance générale des bâtiments rappellent aussi la dimension défensive des grands monastères médiévaux, véritables « villes closes » entourées de terres, de jardins et d’un réseau hydraulique complexe, lui-même protégé au titre des Monuments historiques.

    Éléments remarquables

    Parmi les éléments à ne pas manquer lors de la visite :

    • La tour Saint-Nicolas : élancée, presque isolée, elle servait de clocher-porche. Sa puissance verticale contraste avec l’horizontalité des ailes mauristes.
    • Le cloître mauriste : un modèle d’architecture bénédictine classique, à la fois fonctionnelle et majestueuse, organisé autour d’un préau planté.
    • La salle capitulaire : sous voûtes, c’était le cœur institutionnel de la communauté. On y prenait les décisions, on y lisait la règle de saint Benoît.
    • Le réseau hydraulique : canaux, fossés, dérivations du ruisseau du Bec structurent encore le parc. Le classement patrimonial inclut cet ensemble hydraulique, indispensable à la vie du monastère (pêcheries, moulins, viviers, alimentation en eau).
    • La porterie médiévale restaurée : flanquée de deux tourelles aiguës, dont l’une servait de loge au portier et l’autre de cachot ; elle forme aujourd’hui une entrée spectaculaire vers l’enceinte abbatiale.
    • Le sarcophage d’Herluin : exposé dans l’église actuelle, il rappelle l’enracinement spirituel du site.

    Organisation du site

    Le site se déploie en plusieurs séquences, parfaitement lisibles pour le visiteur.

    En arrivant par le village, on franchit d’abord la porterie médiévale, percée d’un grand arc en plein cintre et encadrée de deux tourelles élancées. Au-delà, une allée mène à une première cour, bordée de bâtiments d’accueil et de dépendances.

    Plus loin, une cour d’honneur se dégage devant les grands bâtiments conventuels mauristes. L’aile principale dessine un long rectangle, complété par les ailes du cloître disposées en U. Au centre, le cloître forme un cloisonnement doux entre les espaces de vie monastique et les zones de passage des visiteurs.

    L’église, située dans l’ancien réfectoire, ferme en partie le quadrilatère. Les ruines de l’ancienne abbatiale et la tour Saint-Nicolas s’alignent en bordure, comme un contrepoint médiéval à la rigueur des façades classiques.

    En périphérie, on distingue les jardins, vergers, prés et bosquets, autrefois exploités par les moines. Une partie des terrains est restée agricole ; d’autres ont été réaménagés en parcours de visite, en espaces de silence et de prière. L’ensemble est ceint d’une enceinte lisible par tronçons, ponctuée de portails et de murs de soutènement.

    Environnement & situation

    L’abbaye du Bec-Hellouin occupe un vallon verdoyant de la vallée de la Risle, au bord du ruisseau du Bec, dont elle tire son nom. Le village lui-même est classé parmi les Plus Beaux Villages de France, avec ses maisons à pans de bois, ses jardins fleuris et ses vergers de pommiers typiques de la Normandie intérieure.

    Nous sommes ici dans le centre de la Normandie, à une quarantaine de kilomètres de Rouen, non loin de Bernay, Brionne, Harcourt et du plateau du Neubourg. La campagne est douce, bocagère, ponctuée de haies, de pâtures et de petits bois. L’abbaye s’inscrit dans un paysage presque intact, peu urbanisé, qui renforce la sensation de retrait monastique.

    À proximité, d’autres sites majeurs du patrimoine normand – château d’Harcourt, abbayes de Bernay, de Jumièges ou de Saint-Georges de Boscherville – permettent de construire un itinéraire des abbayes de l’Eure et de la vallée de la Seine, idéal pour un séjour de tourisme culturel.

    Histoire complète du lieu

    Origines & fondation

    En 1034, le chevalier Herluin (ou Hellouin), issu de la haute noblesse normande et au service du comte Gilbert de Brionne, éprouve une conversion radicale. Il quitte la vie de cour pour se retirer dans la vallée du Bec, d’abord à Bonneville-Aptot, où il mène une existence d’ermite bientôt rejoint par quelques compagnons.

    En 1035, l’évêque de Lisieux consacre une première chapelle dédiée à Notre-Dame, donne à Herluin l’habit monastique et la charge d’abbé d’une petite communauté vivant selon la règle de saint Benoît. Rapidement, l’emplacement initial, peu accessible et dépourvu d’eau, se révèle peu adapté.

    La communauté se déplace d’abord vers Pont-Authou, au confluent du Bec et de la Risle, puis, vers 1060, s’installe définitivement sur le site actuel, dans une vallée plus vaste, propice à l’extension du monastère et à l’aménagement d’un réseau hydraulique.

    Autour de cette nouvelle abbaye se forme peu à peu un village qui prendra le nom de Bec-Hellouin – littéralement « le ruisseau d’Herluin ».

    Grandes périodes historiques

    Dès le milieu du XIᵉ siècle, l’abbaye devient un haut lieu intellectuel. L’Italien Lanfranc de Pavie y fonde vers 1045 l’école du Bec, qui attire des élèves de toute la Normandie et au-delà. Il est suivi par un autre Italien, Anselme d’Aoste, qui deviendra à son tour prieur du Bec, puis archevêque de Cantorbéry et docteur de l’Église. L’abbaye fournit ainsi trois archevêques à Cantorbéry et joue un rôle de premier plan dans l’histoire anglo-normande.

    Grâce au patronage des ducs de Normandie, des rois d’Angleterre et de grandes familles aristocratiques, le Bec accumule terres, prieurés, moulins, droits paroissiaux, et fonde plusieurs dépendances en Normandie, en Île-de-France et en Angleterre. Le toponyme londonien Tooting Bec garde la trace de ces possessions anglaises.

    À partir du XIVᵉ siècle, la guerre de Cent Ans frappe durement la région : pillages, occupations, destructions épargnent peu de monastères. Le Bec subit dégâts et déclin, mais il est relevé au XVe siècle, période à laquelle on rattache la construction de la tour Saint-Nicolas.

    Au XVIIᵉ siècle, l’abbaye adopte la réforme mauriste (1626) et connaît un nouvel âge d’or architectural : reconstrucción des bâtiments conventuels, création du cloître, édification du logis abbatial et des grandes ailes classiques qui structurent encore le site.

    Familles / ordres / propriétaires

    • XIᵉ-XVIᵉ siècles : abbaye bénédictine autonome, dirigée par une succession d’abbés, dont Herluin, Anselme, Guillaume de Montfort et plusieurs religieux devenus évêques ou archevêques.
    • XVIIᵉ-XVIIIᵉ siècles : abbaye bénédictine rattachée à la congrégation de Saint-Maur, prestigieuse réforme monastique intellectuelle et architecturale.
    • Révolution et XIXᵉ siècle : après la suppression des ordres religieux, l’abbaye devient propriété de l’État ; une partie est vendue, l’autre transformée en dépôt de remonte et en écuries pour l’armée, dépendant notamment du haras du Pin.
    • XXᵉ-XXIᵉ siècles : le site est confié au Centre des monuments nationaux ; la vie monastique renaît en 1948 avec l’arrivée des bénédictins de la congrégation de Sainte-Marie du Mont-Olivet (Olivetains), aujourd’hui encore présents.

    Guerres, destructions, reconstructions

    La guerre de Cent Ans entraîne des dégradations importantes : bâtiments incendiés, ressources ponctionnées, insécurité chronique. La communauté parvient néanmoins à reconstruire et à poursuivre ses activités.

    Les guerres de Religion au XVIᵉ siècle touchent également l’abbaye, comme nombre d’édifices catholiques en Normandie. La protection des princes et des grands seigneurs limite toutefois les destructions les plus graves.

    La rupture décisive survient avec la Révolution française : la communauté est dissoute, les bâtiments sont vendus comme biens nationaux. L’église abbatiale médiévale et la salle capitulaire sont même utilisées comme carrière de pierres ; seules subsistent la tour Saint-Nicolas, quelques ruines et les grands bâtiments mauristes, partiellement reconvertis.

    En 1802, Napoléon décide de transformer l’abbaye en dépôt d’étalons et de remonte pour l’armée, ce qui, paradoxalement, contribue à sauver une partie des bâtiments de la destruction. Le cloître devient manège, le réfectoire mauriste est transformé en grande écurie, avant de retrouver au XXᵉ siècle sa vocation religieuse.

    Le lieu aux XIXᵉ / XXᵉ / XXIᵉ siècles

    Dès 1840, la tour Saint-Nicolas figure sur la première liste des monuments protégés en France ; d’autres mesures de classement suivent, jusqu’au classement intégral de l’abbaye en 2008.

    Au XXᵉ siècle, après utilisation militaire, l’abbaye est progressivement abandonnée puis restaurée grâce à l’action conjointe de l’État, d’associations de sauvegarde et de personnalités politiques locales. En 1948, l’État réhabilite une partie des bâtiments pour y accueillir une communauté de moines olivétains, qui ramènent la prière au cœur du site.

    Depuis les années 1970, le Bec-Hellouin joue aussi un rôle dans le dialogue œcuménique : liens privilégiés avec la communion anglicane (en mémoire des archevêques de Cantorbéry issus du Bec), fondations monastiques à Abu Gosh (Israël), au Mesnil-Saint-Loup (Aube) et en Irlande du Nord.

    Au XXIᵉ siècle, l’abbaye poursuit sa restauration (notamment le logis abbatial, inauguré en 2017) et renforce son accueil de visiteurs, de retraitants, de groupes de jeunes volontaires engagés dans des chantiers de patrimoine.

    Situation actuelle
    Aujourd’hui, l’abbaye du Bec-Hellouin est à la fois :

    • un monument historique majeur de l’Eure et de la Normandie ;
    • un monastère bénédictin vivant, où la prière liturgique rythme encore les journées ;
    • un site touristique très fréquenté, au sein d’un des plus beaux villages de France ;
    • un lieu de retraite spirituelle et de réflexion, ouvert aux croyants comme aux simples chercheurs de silence.

    FAQ

    Où se trouve l’abbaye du Bec-Hellouin ?
    L’abbaye du Bec-Hellouin se trouve au Bec-Hellouin, dans l’Eure (27), en Normandie, entre Rouen et Lisieux, au cœur de la vallée de la Risle.

    Peut-on visiter l’abbaye du Bec-Hellouin ?
    Oui. Le parc et l’église abbatiale se visitent librement, tandis que les bâtiments monastiques se découvrent uniquement en visite guidée à horaires fixes, sans visite guidée le mardi.

    Qui a fondé l’abbaye du Bec-Hellouin ?
    L’abbaye a été fondée en 1034 par le chevalier normand Herluin (ou Hellouin), qui quitte la vie de cour pour devenir moine et abbé d’une communauté bénédictine.

    De quel style architectural est l’abbaye du Bec-Hellouin ?
    L’ensemble actuel mêle une imposante tour gothique tardive (tour Saint-Nicolas) et des bâtiments conventuels mauristes des XVIIᵉ-XVIIIᵉ siècles, d’un classicisme dit « style de la Régence », bâtis en pierre de taille et couverts d’ardoises.

    Pourquoi l’abbaye du Bec-Hellouin est-elle célèbre ?
    Elle est célèbre pour son rôle intellectuel majeur au XIᵉ siècle : l’école du Bec, animée par Lanfranc et Anselme, forma de nombreux évêques et trois archevêques de Cantorbéry, faisant du monastère un foyer de rayonnement pour tout l’Occident chrétien.

    L’abbaye du Bec-Hellouin est-elle encore habitée par des moines ?
    Oui. Depuis 1948, une communauté de moines bénédictins de la congrégation de Sainte-Marie du Mont-Olivet (Olivetains) y a rétabli la vie monastique, en lien avec le Centre des monuments nationaux.

    Combien coûte la visite de l’abbaye du Bec-Hellouin ?
    La visite guidée est annoncée à 7 € en plein tarif, avec gratuité pour les moins de 26 ans, mais ces informations peuvent varier : il est recommandé de vérifier sur le site officiel avant la visite.

    Combien de temps faut-il pour visiter l’abbaye du Bec-Hellouin ?
    Comptez environ 1h pour le parc et l’église en visite libre, et 1h à 1h30 pour la visite guidée des bâtiments. En ajoutant une promenade dans le village, prévoyez 2h à 3h sur place.

    Quelles activités faire autour de l’abbaye du Bec-Hellouin ?
    Outre la visite de l’abbaye et du village classé, vous pouvez randonner dans la vallée de la Risle, découvrir le château d’Harcourt, les villes de Bernay ou Pont-Audemer, ou suivre la route des abbayes de Normandie.

    L’abbaye du Bec-Hellouin est-elle adaptée à une visite en famille ?
    Oui. Le site se prête très bien à une visite en famille : grands espaces extérieurs, village piétonnier, découverte ludique de l’histoire médiévale et des moines, sous réserve de veiller à la tranquillité de la communauté.

    Sources

    Site officiel de l’abbaye du Bec-Hellouin (Centre des monuments nationaux) : histoire, visites, informations pratiques.
    Commune du Bec-Hellouin et office de tourisme local : historique et accès.
    Fiche « Abbaye Notre-Dame du Bec » – Wikipédia (histoire détaillée, liste des abbés, usages militaires, renaissance monastique).
    Base Mérimée / POP – Ministère de la Culture : notice « Ancienne abbaye Notre-Dame du Bec » et arrêtés de protection.
    Normandie Tourisme & Les Plus Beaux Villages de France : description du village du Bec-Hellouin et de son environnement.
    Articles et dossiers patrimoniaux divers (DRAC Normandie, Routes touristiques, Patrimoine normand…) sur l’histoire et l’architecture de l’abbaye.

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