
Localisation : Montségur, département de l’Ariège (09), région Occitanie, piémont des Pyrénées
Période de construction : castrum cathare vers 1204 ; forteresse royale actuelle 2ᵉ moitié du XIIIᵉ siècle
Style architectural : château fort médiéval, architecture militaire royale (donjon-logis, courtine polygonale, mur-bouclier, archères à étrier)
Type de construction : ensemble castral (forteresse, village fortifié, ouvrages avancés)
Classement : Monument historique (ruines du château classées en 1862 ; village et lignes de défense sur le pog classés en 1989)
Coordonnées GPS : 42.87565 N ; 1.83278 E (DMS : 42°52'32" N, 1°49'58" E)
État actuel : ruines consolidées d’un donjon-logis rectangulaire et d’une enceinte complète dominant un « pog » calcaire à 1 207 m d’altitude
Accès / ouverture au public : propriété communale, site ouvert et payant, visite libre ou commentée, musée archéologique associé au village de Montségur
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Montségur, France
(Données 2025 – à vérifier avant visite sur le site officiel de Montségur, les horaires et tarifs pouvant évoluer.)
Château : ouvert tous les jours de février à décembre, avec amplitude variable selon les mois.
Visites commentées : organisées de mai à octobre, à heures fixes, incluses dans le prix du billet.
Depuis Lavelanet (12 km environ) : suivre la D9 en direction de Montségur et du col de Montségur (route de moyenne montagne, compter environ 30 minutes).
Depuis Foix : rejoindre Lavelanet puis Montségur (environ 45–60 minutes).
Depuis Toulouse : trajet d’environ 1 h 30 par l’A61 puis la vallée de l’Ariège.
Le parking du col de Montségur, au pied du pog, est gratuit et non surveillé. Des emplacements sont prévus pour les autobus.
Depuis Lavelanet (12 km environ) : suivre la D9 en direction de Montségur et du col de Montségur (route de moyenne montagne, compter environ 30 minutes).
Depuis Foix : rejoindre Lavelanet puis Montségur (environ 45–60 minutes).
Depuis Toulouse : trajet d’environ 1 h 30 par l’A61 puis la vallée de l’Ariège.
Le parking du col de Montségur, au pied du pog, est gratuit et non surveillé. Des emplacements sont prévus pour les autobus.
Depuis Lavelanet, une ligne de bus liO dessert l’arrêt « Montségur – Château » (environ 30 à 40 minutes de trajet, quelques services par jour).
Grand parking gratuit au col, à proximité du bâtiment d’accueil.
Pas de stationnement au sommet : l’accès se fait uniquement à pied par le sentier balisé.
Chiens acceptés sur le sentier et dans l’enceinte du château, obligatoirement tenus en laisse.
Montée : 30 à 40 minutes selon votre condition (dénivelé d’environ 150 m, sentier caillouteux).
Visite du château : 45 min à 1 h 30 (compter plus si vous suivez une visite guidée).
Musée : 45 min à 1 h.
Prévoir 2 h 30 à 3 h pour l’ensemble château + musée.
Chaussures de marche ou de randonnée fortement recommandées (sentier pentu et parfois glissant).
Emporter eau, chapeau et coupe-vent : le site est très exposé au vent et au soleil.
En été, privilégier les visites matin ou fin d’après-midi pour la fraîcheur et la lumière.
En hiver, se renseigner sur l’état du sentier (neige, verglas) : le site peut fermer en cas de mauvais temps.
Profitez de la visite guidée si possible : elle contextualise parfaitement la vie du castrum cathare et le siège.
Le château de Montségur se situe :
Depuis Toulouse : A61 / A66 direction Foix, puis D117 vers Lavelanet, et enfin D9 vers Montségur.
Depuis Carcassonne : D118 vers Quillan, puis D117 vers Lavelanet, puis D9.
Depuis Foix : D117 vers Lavelanet, puis D9.
Le village de Montségur se trouve légèrement en contrebas du col ; le parking, lui, est quasiment à la base du pog. Un sentier balisé part du bâtiment d’accueil et monte en lacets jusqu’à la porte sud de l’enceinte (compter 35 minutes).
Dans un rayon d’une trentaine de kilomètres, on peut découvrir :
le château de Foix, autre grande forteresse médiévale des comtes de Foix (voir notre fiche dédiée) ;
le château de Roquefixade, autre castrum emblématique du pays cathare, perché sur son éperon ;
le Musée du textile et du peigne en corne à Lavelanet, lié à l’histoire industrielle de la vallée ; Guide Toulouse Pyrénées
les gorges de la Frau et les vallées forestières du pays d’Olmes, propices à la randonnée.
Montségur s’inscrit ainsi comme une étape forte d’un itinéraire cathare qui peut inclure Quéribus, Peyrepertuse, Puilaurens ou Puivert, de l’Ariège à l’Aude.
Perché à plus de 1 200 mètres d’altitude sur un spectaculaire éperon calcaire, le château de Montségur, en Ariège, est l’un des lieux les plus emblématiques de l’histoire cathare en Occitanie. Ancien castrum refuge des « Bons Hommes » au XIIIᵉ siècle, puis forteresse royale contrôlant la frontière pyrénéenne, il domine aujourd’hui le village classé de Montségur et les paysages verdoyants du pays d’Olmes.
Si les ruines visibles sont celles d’un château du XIIIᵉ siècle, ce « pog » fut surtout le théâtre du siège de 1243-1244 et du tragique bûcher où périrent plus de deux cents parfaits cathares, épisode fondateur de la mémoire occitane.
Visiter le château de Montségur, c’est emprunter un sentier de montagne pour atteindre une enceinte polygonale bien conservée, un donjon-logis rectangulaire et un puissant mur-bouclier percé d’archères. De là, le panorama sur les Pyrénées et les vallées de l’Ariège est exceptionnel. La visite se prolonge au musée archéologique de Montségur, qui présente objets, boulets de siège et vestiges du castrum cathare.
Entre site historique majeur, haut lieu de mémoire cathare et destination touristique incontournable en Ariège, Montségur s’impose comme l’un des plus forts symboles des « châteaux cathares » d’Occitanie.
Le château de Montségur se dresse au sommet d’un pog calcaire étroit et allongé, relief massif isolé au milieu d’une vallée d’origine glaciaire. Les versants nord, est et ouest sont de véritables parois abruptes ; seul le flanc sud, tourné vers le village, offre un accès praticable, mais raide.
Au sommet, l’enceinte dessine un polygone irrégulier d’environ 80 m de long pour 25 m de large, ceinturant une cour unique. À l’extrémité occidentale, un donjon-logis rectangulaire de 20 × 9 m est « soudé » à la courtine, formant un ensemble homogène construit en moyen appareil calcaire soigneusement réglé.
Les maçonneries, en pierre de taille et moellons, témoignent d’une architecture militaire très maîtrisée, typique des forteresses royales du XIIIᵉ siècle dans le sud de la France. Les murs, épais, sont percés de sept archères : cinq dans les parois du donjon, deux dans le mur-bouclier oriental. Ces archères présentent des fentes droites à ébrasement triangulaire dit « à étrier », ou des formes à « bêche », caractéristiques des châteaux capétiens comme Peyrepertuse ou Quéribus.
Le rez-de-chaussée du donjon était couvert d’une voûte en berceau brisé, renforçant la solidité de l’ouvrage. Un escalier en vis, ménagé dans l’épaisseur du mur, desservait les étages. On devine encore les arrachements d’un étage noble, jadis couvert et probablement pourvu de cheminées et de latrines en encorbellement.
L’un des éléments les plus spectaculaires est le mur-bouclier oriental : vaste façade pleine orientée vers une dépression rocheuse jugée vulnérable. Aujourd’hui arasé, il conserve une série de corbeaux en saillie, témoins des anciens hourds de bois qui couronnaient autrefois la courtine. Ces galeries en surplomb permettaient de battre le pied du mur par des tirs et des jets verticaux.
À l’entrée actuelle, une porte sud ouvre sur la cour intérieure. Elle est précédée d’une passerelle moderne, mais encadrée par un dispositif défensif ancien : assommoir au-dessus du passage, feu croisé des archères proches, accès resserré.
Sur les terrasses en contrebas, côté nord-ouest et nord, on distingue nettement les murets en pierre sèche des anciennes maisons du castrum, les murs de soutènement, les emplacements des citernes collectant l’eau de pluie et les restes d’une enceinte périphérique. Ces ruines rappellent qu’avant d’être une simple forteresse, Montségur fut un village perché dense, structuré par des ruelles, des escaliers taillés dans le rocher et des petits logis mêlant pierre et bois.
De nombreux boulets de pierre retrouvés dans les remblais autour des murs évoquent le siège de 1243-1244, lorsque les engins de jet croisés martelèrent le castrum. Des fragments de céramiques, d’outils, de monnaies et de parures témoignent d’une vie quotidienne active : artisanat textile, métallurgie, activités agro-pastorales.
L’ensemble castral de Montségur s’articule en plusieurs niveaux :
Cette organisation illustre le passage d’un castrum féodal à une forteresse militaire royale disposant d’un plan homogène et cohérent.
Le château domine la vallée du pays d’Olmes et le col de Montségur (1 056 m), sur la route départementale D9, entre Lavelanet et Bélesta.
Depuis la cour, le regard embrasse un large arc de paysages :
Le site s’inscrit dans le Grand Site Occitanie « Foix–Montségur, cités médiévales », réseau touristique valorisant les châteaux et citadelles du pays cathare (Foix, Roquefixade, etc.).
Le « pog » de Montségur connaît une occupation très ancienne : les fouilles archéologiques ont mis au jour des traces de fréquentation à l’âge du Bronze final, à La Tène et à l’Antiquité tardive. Un premier château féodal, aujourd’hui disparu, est mentionné dès le haut Moyen Âge ; il est déjà en ruine au début du XIIIᵉ siècle.
Vers 1204, l’évêque cathare de Mirepoix demande à Raymond de Péreille, seigneur local, de rebâtir un castrum au sommet du pog. Celui-ci devient rapidement un refuge important pour la noblesse acquise au catharisme et pour les « faydits », seigneurs dépossédés par la croisade.
À partir de 1232, Montségur est officiellement le « siège et la tête » de l’Église cathare. Le castrum se densifie, accueille entre 500 et 600 personnes, mêlant religieux, artisans, paysans et hommes d’armes.
Montségur et la croisade albigeoise (1209-1244)
Pendant la croisade contre les Albigeois, Montségur devient un centre de résistance, mais reste longtemps à l’écart des opérations principales. Ce n’est qu’en 1243 que le pouvoir royal décide de réduire cette place forte, devenue symbole de l’Église cathare.
De mai 1243 à mars 1244, le castrum subit un siège de dix mois mené par Hugues des Arcis et l’évêque de Narbonne. Les assaillants installent des machines de jet sur un mamelon voisin, le Roc de la Tour, d’où ils bombardent les défenses.
Le 1ᵉʳ mars 1244, le commandant de la garnison, Pierre-Roger de Mirepoix, négocie la reddition. Le 16 mars 1244, plus de 200 parfaits et parfaites qui refusent d’abjurer leur foi sont brûlés vifs dans un champ au pied du pog, le « champ des Cramats ». Cette tragédie marque la fin, sinon du catharisme, du moins de sa grande organisation en Languedoc.
Montségur III : la forteresse royale
Après la chute du castrum, le site est confié à Guy II de Lévis, seigneur de Mirepoix et maréchal de la foi. Les ruines du village cathare sont rasées, l’enceinte extérieure démantelée ; à leur place s’élève, dans la seconde moitié du XIIIᵉ siècle, une forteresse royale destinée à protéger la frontière avec la couronne d’Aragon.
Cette phase, dite Montségur III, correspond aux vestiges actuels : un château compact, adapté à une garnison d’une trentaine d’hommes, intégré au réseau des fortifications méridionales avec Peyrepertuse, Puylaurens, Quéribus ou Aguilar.
Après son rôle stratégique au XIIIᵉ siècle, Montségur perd progressivement de son importance militaire, surtout après le recul de la frontière effective et la pacification de la région. Le château est peu à peu délaissé, et ses murs servent, à l’époque moderne, de carrière de pierre pour les villages alentour.
Les fouilles ont montré que l’ancien village cathare avait été utilisé comme décharge durant ces siècles de réutilisation, ce qui complique aujourd’hui la stratigraphie du site. Néanmoins, de nombreux éléments de construction, des carreaux de dallage, de la céramique et des monnaies ont été mis au jour.
En 1862, les ruines du château de Montségur sont classées Monument historique. En 1883 puis en 1989, la protection est étendue au pog, au village médiéval et aux lignes de défense avancées.
À partir de 1947, des campagnes de consolidation et de restauration sont conduites, freinant les dégradations mais effaçant parfois certains indices archéologiques. Dans les années 1960, des explorations spéléologiques et, à partir de 1968, un vaste programme de fouilles archéologiques (Groupe de Recherche Archéologique de Montségur et Environs – G.R.A.M.E.) renouvellent la connaissance du site et dissipent de nombreuses interprétations ésotériques.
Aujourd’hui, Montségur est un haut lieu de mémoire cathare. Une stèle commémorative rappelle le bûcher du 16 mars 1244 au « champ des Cramats ». Des cérémonies, des colloques historiques et des visites thématiques entretiennent la dimension mémorielle du lieu.
Situation actuelle
Le château est désormais un site touristique majeur d’Occitanie, inscrit dans la route des châteaux cathares et dans le label « Grands Sites ». Le site est ouvert au public, avec :
Où se trouve le château de Montségur ?
Le château de Montségur se trouve sur la commune de Montségur, dans le département de l’Ariège, en région Occitanie, au sud de Lavelanet, sur un sommet calcaire à plus de 1 200 m d’altitude.
Peut-on visiter le château de Montségur ?
Oui, le château est ouvert au public presque toute l’année (fermeture généralement en janvier). L’accès est payant et comprend la montée par le sentier, la visite du site et l’entrée au musée archéologique de Montségur.
Qui a construit le château de Montségur ?
Le castrum cathare a été reconstruit vers 1204 à la demande de Raymond de Péreille, seigneur local, à l’initiative de l’Église cathare. La forteresse actuelle (Montségur III) a été édifiée dans la seconde moitié du XIIIᵉ siècle pour le compte du roi de France, probablement par la famille de Lévis.
Quel style architectural présente le château de Montségur ?
Montségur est un château fort médiéval typique des forteresses royales du XIIIᵉ siècle : donjon-logis rectangulaire, courtine polygonale, mur-bouclier, archères à étrier ou à bêche, hourds de bois disparus.
Pourquoi le château de Montségur est-il célèbre ?
Montségur est célèbre comme haut lieu du catharisme et théâtre du siège de 1243-1244, qui s’est terminé par le bûcher de plus de deux cents parfaits cathares au pied du pog, événement marquant de la croisade albigeoise.
Combien de temps faut-il pour monter au château ?
Depuis le parking du col de Montségur, comptez environ 30 à 40 minutes de marche sur un sentier en lacets, avec un dénivelé d’environ 150 m.
Les visites sont-elles guidées ?
Oui, en saison (généralement de mai à octobre), des visites commentées sont proposées à heures fixes dans l’enceinte du château, sans supplément de prix par rapport au billet d’entrée. Des visites spécifiques pour les groupes peuvent être réservées toute l’année.
Les enfants peuvent-ils visiter le château de Montségur ?
Oui, mais la montée est sportive et le site très exposé. Il est recommandé de bien chausser les enfants et de les tenir sous surveillance, notamment près des à-pics et des murs. Les visites guidées sont passionnantes mais parfois denses pour les plus jeunes.
Les chiens sont-ils acceptés sur le site ?
Les chiens tenus en laisse sont acceptés sur le sentier d’accès et dans l’enceinte du château. Ils ne doivent pas déranger les autres visiteurs ni la faune protégée du secteur (zone Natura 2000, réserve naturelle régionale).
Quelles activités peut-on faire autour du château de Montségur ?
Outre la visite du château et du musée, on peut randonner vers les gorges de la Frau, explorer les autres châteaux cathares (Roquefixade, Foix), visiter le musée du textile à Lavelanet ou suivre les circuits cyclistes autour du col de Montségur, bien connu des amateurs de vélo et du Tour de France.
POP – Plateforme ouverte du patrimoine : notice « Ensemble castral dit château de Montségur » (Mérimée IA09002575) – Inventaire général Région Occitanie.
Base Mérimée – Monument historique PA00093892 : Château de Montségur (classement et protections). Monumentum
Commune de Montségur – site officiel : pages « Montségur et le catharisme », « Château et musée », « Périodes d’ouvertures », « Tarifs », « Accès ».
Office de Tourisme des Pyrénées Cathares / Ariège Pyrénées Tourisme : fiches « Forteresse de Montségur », visites guidées.
Patrimoines en Occitanie : « Le pog de Montségur ». patrimoines.laregion.fr
Wikipédia (FR / EN) : articles « Château de Montségur », « Siège de Montségur », « Col de Montségur » (compléments historiques et géographiques). Wikipédia+4Wikipédia+4Wikipédia+4
Études et dossiers régionaux sur le catharisme et les forteresses royales du Languedoc (G.R.A.M.E., Forteresses royales du Languedoc, Azinat.com, etc.).